Crise politique en Birmanie : qu'est-ce qui expliquerait le silence de certains grands pays du monde ? |

Crise politique en Birmanie : qu'est-ce qui expliquerait le silence de certains grands pays du monde ?

0 Comment

La situation sécuritaire en Birmanie devient de plus en plus tendue avec l'armée qui n'hésite désormais plus à tirer à balles réelles sur les manifestants. Face à cette situation, certaines réactions qui étaient espérées depuis le début restent jusqu'à ce jour attendus.

À travers cet article, vous allez apprendre quelques raisons pouvant justifier ce silence.

Birmanie : une énième répression dans le sang

Les répressions deviennent davantage sévères depuis le début de la crise politique en Birmanie. Ce mercredi, des vies sont encore tombées sous le coup des tirs à balles réelles. Une trentaine de manifestants ont été tués par l'armée.

Cette répression vient accompagner tant d'autres depuis le début de la crise. Les sites d'informations avaient qualifié le dimanche dernier de dimanche ensanglanté.

Le bilan s'alourdit désormais avec encore ce jour mercredi 03 mars 2021, 38 manifestants pro-démocratiques abattues par les hommes de l'armée, soit au total plus de 50 personnes depuis le début du coup d'État survenu après les législatives d'octobre 2020 qui ont donné pour vainqueur le parti d'Aung San Suu Kyi.

Les manifestants avaient été dispersés au nord du pays, dès le début de la journée avec du gaz lacrymogène, des balles en caoutchouc et surtout des balles réelles faisant deux morts dont un jeune homme de 20 ans et 17 blessés.

Face à ces multiples répressions militaires qui ont occasionné des pertes en vies humaines, l'incapacité de la communauté internationale à réagir se fait remarquer.

Quelques raisons pouvant justifier le silence de la communauté internationale.

Aucune puissance ne voudrais risquer ses intérêts économiques en Birmanie. À part les États-Unis et l'Union Européenne qui ont donné une vive réaction, les autres réactions restent modérées.

La Chine quant à elle s'est informé de la situation, mais n'a pas donné son avis, tandis que les autres pays asiatiques se cachent derrière le principe de non-ingérence pour ne faire qu'inviter les parties à la retenue.

La situation devient plus alarmante, les répressions armées deviennent monnaie courante à travers le monde entier. L'armée désormais tire sans scrupule sur la population. Les organisations internationales doivent ainsi prendre leur responsabilité afin de mettre fin à ces genres d'agissements.